
Après avoir obtenu la semaine dernière le feu vert des parlementaires français à leur fusion, Suez et GDF ont décroché mardi 14 novembre celui de la Commission européenne, l'une des dernières étapes avant la célébration de leur union. Le prix est toutefois lourd à payer car les deux groupes se sont engagés à se délester de nombreux actifs.
Bruxelles a estimé que les engagements pris par les deux entreprises françaises permettaient de préserver la concurrence sur le marché énergétique européen.
"Les préoccupations de la Commission portaient essentiellement sur l'élimination de la pression concurrentielle croissante que GDF et Suez avaient exercée jusqu'alors (et auraient exercée dans un avenir proche) l'une sur l'autre en Belgique comme en France", rappelle la Commission dans son communiqué."En raison des barrières très élevées à l'entrée, leurs positions dominantes respectives auraient été considérablement renforcées par la fusion", poursuit le texte. Mais Bruxelles indique que pour répondre à ces préoccupations, les entreprises ont proposé "des mesures correctives substantielles, comprenant notamment la cession de Distrigaz (filiale de Suez) et de SPE (détenue à 25 % par GDF) et l'abandon du contrôle de Suez sur Fluxys, l'exploitant de réseau belge".
Source: Le Monde
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