La gauche, communistes en tête, a ouvert les hostilités jeudi dès le début de l'examen du projet de privatisation de Gaz de France, bousculant le cours des débats à l'Assemblée nationale à coup de rappels au règlement et de suspensions de séance.
A huit mois de la présidentielle, PS et PCF veulent frapper fort et pour symboliser leur détermination, ils ont battu le record du nombre d'amendements déposés sous la Ve République avec 137.433 amendements sur un total de 137.629.
Au coup d'envoi à 15H00, communistes et socialistes se sont emparés des problèmes de concurrence soulevés par la Commission européenne à propos de la fusion GDF/Suez pour perturber la discussion. Ils ont refusé de commencer à examiner le texte avant d'avoir pu prendre connaissance de la lettre de griefs adressée par Bruxelles aux deux entreprises le 18 août, obtenant une première suspension de séance avant même que le ministre de l'Economie puisse intervenir.
Après le discours de Thierry Breton, les députés de gauche sont remontés aussitôt au créneau, le président du groupe PCF, Alain Bocquet, sortant de son chapeau un artifice de procédure, inusité depuis 1940: la réunion de l'Assemblée en «comité secret» (article 51 du règlement) pour permettre la lecture de l'intégralité de la lettre de Bruxelles. Cette demande a été rejetée par un vote des députés (...)
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